Samedi 6 Août

C’est reparti. On se lève avec les premières courbatures. On va au théâtre comme si on avait fait ça pendant 6 mois alors que ce n’est que le 5e jour. Tram, training, cours. Nous avons assisté au premier cours de biomécanique, l’occasion de constater que le système hormonale de la gente féminine du groupe fonctionne parfaitement bien, et que nos corps restent récalcitrants à se soumettre à des positions de personnages de dessin animé. Qui aurait pensé qu’une gifle demandait autant de travail ?

Il y a quelques heures de battement l’après midi: pour répéter bien sûr. Certains saisissent au vol cette plage de tranquilité pour grapiller des minutes de sommeil dans des circonstances dans lesquelles on ne se croyait pas capables de dormir. Avant que pierre ne s’écrase à ses côtés, j’ai vu KARENE dans un profond sommeil dans une salle occupée par tout un groupe occupé à taper dans les mains, à changer de sens et à lancer des “YOUHOUUU” et des “mais non c’est dans ce sens là !”.

Nous faisons la rencontre d’Igor l’après midi dans le second cours de technique du comédien. Jusqu’ici j’avais toujours cultivé le sentiment d’être grand. Devant Igor cependant, c’est l’humilité qui a pris le dessus. On s’invente des rythmes, on se livre une guerre de doigts, on suit d’un seul corps le streap tease enragé de Gabriel (tu crois vraiment que je vais me mettre à poil ?), on devient tour à tour bêtes, intelligents, arrogants, drôles puis… On s’emploie à être nous-mêmes quelques instants, et là nos vieux démons théatreux nous collent aux basques, et on se débat pour trouver un petit fond de sincérité comme un peu d’oxygène à 7 000 mètres.

Publicités