БЕТОН (BÉTON)

Ce que vous lirez entre les guillemets est une réflexion que j’ai eue après avoir vu le spectacle Béton au RTBD à la mi-octobre au RTBD avec une partie de la Ma14. Depuis, tout le groupe a eu la chance de voir ce spectacle, un comme on rêverait d’en voir dans notre Occident. Les impressions qui suivent ont été couchées sur le papier, à chaud, quelques instants après la sortie de la salle. Chacun en a reçu quelque chose de particulier et propre à soi. Dans l’avenir, nous essaierons d’avoir les impressions du reste du groupe. Et pour ce que vous ne comprenez pas, n’ayez crainte, un spectacle comme celui-là mérite qu’on y retourne encore et encore; pour que vous en compreniez par le biais de nos impressions le sentiment le plus juste possible. Bonne lecture!

« Voilà plus d’un mois que je suis arrivé au Belarus.

De vision en vision, l’endroit se découvre à moi, l’âme se dévêtit devant mes yeux. Spectateur avant d’être acteur.

C’est suivant cet ordre que je viens de tenir entre les vingt doigts que comporte mon corps banal – mon corps d’humain exceptionnellement normal, d’acteur incroyablement, idéalement normal. Comme tout le Monde. Les acteurs et le public. – ma vérité pour la scène: je ne suis ni poétique, ni touchant, ni drôle, ni triste, ni méchant, ni gentil; le public l’est lui s’il me trouve, m’entend ainsi.

Je suis tout, je suis rien.

Je ne suis tout, je ne suis rien.

Je ne suis pas tout et je ne sais rien.

Béton.

Aussi banal, uni, beau, laid et vide et plein qu’un mur de béton gris.

Mais sur cette surface triste s’éveille alors une rumeur première, une fenêtre de lumière s’allume et naissent enfin les mondes.

Autant qu’il y avait d’humains au Théâtre républicain de la dramaturgie biélorusse en cette pluvieuse soirée d’octobre.

Autant que nous sommes sur Terre. »

Romain Tarnaud

 

béton affiche

Publicités

Portrait d’une étudiante 2

Bonjour ! 

Je m’appelle Léanna Kuperty et j’ai 21 ans.  J’ai suivi pendant 4 ans une formation théâtrale dans un cours privé à Paris. 

J’ai décidé de partir à Minsk à la recherche d’une culture et d’une méthode artistique qui me sont inconnues. J’ai le goût de la découverte ! 

Évidemment avec l’intensité du stage je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir la ville sous toutes les coutures, mais ce qui me plaît c’est l’atmosphère sereine générale et la disponibilité des Bielorusses. Nous étions avec mes colocataires dans un supermarché et une dame qui nous a entendu parler français est allée nous donner des bonbons au chocolats ! Ce qui n’est pas vraiment probable à Paris!

En plus de l’extérieur je dois dire que le stage est une expérience incroyable ! Le groupe est génial et je suis très enthousiaste de travailler avec mes 22 camarades et nos professeurs qui sont vraiment hors du commun. 

Mardi, nous avons fait la connaissance de Madame Irina Ivanovna, la professeure de Diction. Je dois dire que la diction comme on l’enseigne à Paris consiste simplement à articuler son texte à l’aide d’un crayon dans la bouche. Mais c’était sans compter sur la méthode russe ! Je n’ai jamais eu un cours aussi physique, tellement physique que je m’y suis sentie mal. C’est la que l’on prend conscience que tout le corps, dans sa totalité, est hyper important et est constamment engagé à 100 % dans ce que l’on fait ! C’était un  cours mémorable. Je me prépare déjà à la séance de vendredi où nous allons sauter sans interruption en comptant jusqu’à 1000. Souhaitez nous bonne chance !